Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/134

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dans leur ordre. Cet artifice conſiſte ſur-tout à ſe faire des époques ; on conçoit que notre Statue peut en avoir.

Au reſte, il n’eſt pas néceſſaire que les révolutions, pour ſervir de meſure, ſoient d’égale durée ; il ſuffit que la Statue le ſuppoſe. Nous n’en jugeons pas nous-mêmes autrement.

Trois choſes concourent à l’idée de la durée. Trois choſes concourent donc aux jugemens, que nous portons ſur la durée : premierement, la ſucceſſion de nos idées ; en ſecond lieu, la connoiſſance des révolutions ſolaires ; enfin, la liaiſon des événemens à ces révolutions.

D’où viennent les apparences des jours longs, & des années courtes, des jours courts & des années longues. C’eſt de-là que naiſſent