Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/153

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


organes ; elle aura la notion générale de Senſation ; c’eſt-à-dire, qu’elle ne formera qu’une claſſe de toutes les impreſſions que les corps font ſur elle. Et cette idée eſt plus générale, lorſqu’elle a trois ſens, que lorſqu’elle eſt bornée à deux ; lorſqu’elle en a quatre, que lorſqu’elle eſt bornée à trois, etc. Comment ſon imagination perd de ſon activité. Privée du toucher, elle étoit dans l’impuiſſance d’exercer par elle-même aucun des autres ſens ; & elle ne pouvoit ſe procurer la jouiſſance d’une odeur, d’un ſon, d’une couleur & d’une ſaveur, qu’autant que ſon imagination agiſſoit avec une force capable de les lui