Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/162

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beſoins faciles à ſatiſfaire. J’exige donc qu’elle paroiſſe moins occupée du ſoin de prévenir les maux, dont il peut être menacé ; qu’elle s’en repoſe quelque peu ſur lui ; & qu’elle ſe contente de mettre à ſa portée toutes les choſes néceſſaires à ſes beſoins.

Dans cette abondance, la Statue forme des deſirs ; mais elle a dans le moment toujours de quoi ſe ſatiſfaire. Toute la nature ſemble encore veiller ſur elle : à peine a-t-elle permis que ſon repos fût interrompu par le moindre malaiſe, qu’elle paroît s’en repentir, & qu’elle donne tous ſes ſoins à prévenir une plus grande inquiétude. Par