Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/163

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cette vigilance, elle la met à l’abri de bien des maux, mais auſſi elle la fruſtre de bien des plaiſirs. Le malaiſe eſt léger, le deſir qui le ſuit eſt peu de choſe, la prompte jouiſſance ne permet pas qu’aucun beſoin augmente conſidérablement, & le plaiſir, qui en fait tout le prix, eſt proportionné à la foibleſſe du beſoin.

Le repos de notre Statue étant auſſi peu troublé, l’équilibre s’entretient preſque toujours également dans toutes les parties de ſon corps, & ſon tempérament ſouffre à peine quelque altération. Elle doit, par conſéquent, ſe conſerver long-tems :