Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/189

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fort liée à tout ce qu’elle rencontre, qu’elle ne ſait plus diſcerner ce qu’elle doit craindre. Un mouton l’épouvante, & pour oſer l’attendre, il lui faudroit un courage qu’elle ne peut encore avoir.

Revenue de ſon premier trouble, elle eſt preſque étonnée de voir des animaux qui fuyent devant elle. Elle les voit fuir encore, & elle s’aſſure enfin qu’elle n’en a rien à craindre.

à peine commence-t-elle à ſecouer ſon inquiétude, que ſon premier ennemi reparoît, ou qu’elle eſt même attaquée par un autre. Elle échappe encore, non ſans en avoir reçu quelque offenſe.