Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/195

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Mais pouvoit-elle l’inſtruire à moins de frais ? Concluſion. Se nourrir, ſe précautionner contre tout accident, ou s’en défendre & ſatiſfaire ſa curioſité : voilà tous les beſoins naturels de notre Statue. Ils déterminent tour-à-tour ſes facultés, & ils ſont le principe des connoiſſances qu’elle acquiert. Tantôt ſupérieure aux circonſtances, elle ouvre une libre carriere à ſes deſirs ; d’autres fois ſubjuguée par les circonſtances, elle trame elle-même ſes malheurs. Si les ſuccès ſont traverſés par des revers, les revers ſont auſſi réparés par des ſuccès ; & les objets ſemblent tour-à-tour conſpirer à ſes