Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/203

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Une petite quantité de Senſations ou d’idées ſe confondent encore ſi quelqu’une domine trop ſur les autres. Il faut donc pour la plus grande bonté & pour la plus grande beauté, que le mêlange en ſoit fait ſuivant certaines proportions.

Comment la Statue y eſt ſenſible. C’eſt à l’exercice de ſes organes & de ſon eſprit, que notre Statue doit l’avantage d’embraſſer plus d’idées & plus de rapports. Le bon & le beau ſont donc encore relatifs à l’uſage qu’elle a appris à faire de ſes facultés. Telle choſe qui dans un tems, a été fort bonne ou fort belle, ceſſera de l’être ; tandis qu’une autre à laquelle elle n’avoit