Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/206

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un homme abandonné à lui-même peut porter des objets dont il dépend.

La Statue croit que tout ce qui agit ſur elle, agit avec deſſein. La Statue ſent à chaque inſtant la dépendance, où elle eſt de tout ce qui l’environne. Si les objets répondent ſouvent à ſes vœux, ils traverſent preſque auſſi ſouvent ſes projets : ils la rendent malheureuſe, ou ne lui accordent qu’une partie du bonheur qu’elle deſire. Perſuadée qu’elle ne fait rien, ſans