Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/209

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pas qu’il dépend d’eux d’en porter ou de n’en pas porter. En un mot, elle s’adreſſe à toutes les choſes dont elle croit dépendre.

Souffre-t-elle ſans en découvrir la cauſe dans ce qui frappe ſes ſens ? Elle s’adreſſe à la douleur, comme à un ennemi inviſible, qu’il lui eſt important d’appaiſer. Ainſi l’univers ſe remplit d’êtres viſibles & inviſibles, qu’elle prie de travailler à ſon bonheur. Telles ſont ſes premieres idées, lorſqu’elle commence à réfléchir ſur ſa dépendance. D’autres circonſtances donneront lieu à d’autres jugemens, &