Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/259

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uns & des autres, que je dois toutes mes connoiſſances, que je dois tout ce que je ſuis.

De là, mes beſoins, mes deſirs & les différens intérêts qui ſont le mobile de mes actions ; en ſorte que je n’étudie les choſes qu’à proportion que j’y crois découvrir des plaiſirs à rechercher, ou des peines à fuir. Voilà la lumiere qui éclaire les objets, ſuivant les rapports qu’ils ont à moi : elle répand ſur eux différens jours, pour me les faire diſtribuer en différentes claſſes ; & ceux qui ſont ſouſtraits à ſes rayons, ſont enſevelis dans des ténébres, où je ne puis les découvrir.