Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/26

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De l’ouie, de l’odorat & du tact réunis. état de la Statue, au moment où nous lui rendons l’ouie. Notre Statue ſera, comme dans le chapitre précédent, étonnée de ſe trouver ce qu’elle a été, ſi au moment que nous ajoutons l’ouie à l’odorat & au toucher, elle reprend toutes les habitudes qu’elle a contractées avec le premier de ces ſens. Ici elle eſt le chant des oiſeaux, là, le bruit d’une caſcade, plus loin, celui des arbres agités, un moment après, le bruit du tonnerre ou d’un orage terrible.