Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/263

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J’ai des Senſations agréables ou déſagréables : elles m’affectent autant que ſi elles exprimoient les qualités mêmes des objets auxquels je ſuis portée à les attribuer ; & c’en eſt aſſez pour veiller à ma conſervation. à la vérité les idées que je me forme des choſes ſenſibles, ſont confuſes ; je n’en marque les rapports qu’imparfaitement. Mais je n’ai qu’à faire quelques abſtractions, pour avoir des idées diſtinctes, & pour appercevoir des rapports plus exacts. Auſſi-tôt je remarque deux ſortes de vérités : les unes peuvent ceſſer d’être ; les autres ont été, ſont & ſeront toujours.

Elle