Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/32

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main, que la Statue commence à faire des expériences. En conſéquence il lui ſemble d’abord, à chaque bruit qui frappe ſon oreille, qu’elle n’a qu’à étendre le bras pour ſaiſir le corps qui le rend : car elle n’a pas encore appris à le juger plus éloigné. Mais comme elle y eſt trompée, elle fait un pas, elle en fait un ſecond ; & à meſure qu’elle avance, elle obſerve que le bruit augmente, juſqu’au moment où le corps qui le produit, eſt auſſi près d’elle qu’il peut l’être. Ces expériences lui apprennent peu-à-peu à juger des différens éloignemens de ce corps ; & ces