Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/59

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Par la même raiſon, elle leur apprend au même inſtant à juger des grandeurs. Dès qu’elle leur fait voir les couleurs ſur ce qu’elle touche, elle leur apprend à les étendre chacune ſur toutes les parties qui les leur envoient ; elle deſſine devant eux une ſurface, dont elle marque les bornes. Ainſi, ſoit qu’elle éloigne ou qu’elle approche un objet, il leur paroît de la même grandeur, quoiqu’alors l’image augmente ou diminue ; comme il leur paroît ſimple & dans ſa ſituation, quoique l’image ſoit double & renverſée.

Et du mouvement. Enfin, elle leur fait voir