Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/86

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e là, où elle ceſſe de voir des objets intermédiaires, & où elle n’apperçoit que des corps, dont le tact ne lui a pas appris la grandeur. Les cieux lui paroiſſent former une voûte, qui ne s’éleve pas au-deſſus des montagnes, & qui ne s’étend pas au-delà des terres que ſon œil embraſſe. Faites-lui voir d’autres objets au-deſſus de ces montagnes & au-delà de ces terres ; cette voûte aura plus de hauteur & plus d’étendue. Mais elle en auroit eu moins, ſi on avoit ſuppoſé les montagnes moins élevées, & les terres reſſerrées dans des bornes plus étroites. Le faîte d’un