Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/87

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arbre lui auroit paru toucher le ciel.

Ce phénomene eſt donc, comme nous l’avons dit, le même que celui qui bornoit ſa vue à deux pieds d’elle : & puiſque n’ayant aucun moyen pour juger de l’éloignement des aſtres, ils lui paroiſſent tous à la même diſtance ; c’eſt une preuve que dans la ſuppoſition, que nous avons faite plus haut, tous les objets ont dû lui paroître à la portée de ſa main. Effets qui réſultent des grandeurs comparées. Cependant, familiariſée avec les grandeurs, elle les compare ; & cette comparaiſon influe ſur les jugemens qu’elle en porte. Dans les commencemens