Page:Contes de Madame de Villeneuve, tome 1.djvu/103

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faire une telle réjouissance à l’arrivée, de sa proye. Cependant malgré l’émotion que lui causoit l’approche d’un événement, qui selon l’apparence alloit lui devenir fatal, en donnant toute son attention à tant de magnificences qui se succedoient les unes aux autres, & lui présentoient le plus beau spectacle qu’elle eut jamais vû, elle ne put s’empêcher de dire à son père que les préparatifs de sa mort étoient plus brillans que la pompe nuptial du plus grand Roi de la terre.

Le cheval fut s’arrêter au bas du Perron. Elle en descendit légérement, & son pere, dès qu’il eut mit pied à terre, la conduisit par un vestibule au sallon dans lequel il avoit été si bien régalé. Ils y trouverent un grand feu, des bougies allumées, qui répandoient un parfum exquis, & de plus une table splendidement servie.