Page:Corneille Théâtre Hémon tome1.djvu/270

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LE CID

��donner la moindre atteinte au Cid ni faire croïre que M. Cor- neille en soit seulemenl le copiste, comme vous dites ; que je ne lui conseille pas de se donner la peme de vous repondre ; lue vous êtes auprès de lui ce que le laquais est auprès du naître, el qu'un ami du Cid, qui ne fil jamais profession d'écrire et qui ne laisse pas de se connaître aux bonnes choses, n'a fait cette lettre que pour vous avertir de pratiquer un proverbe latin, que vous vous ferez expliquer et qm dit . NesuLorullra crepidam. Adieu, Claveref, ne soyez pascuneui de savoir mon nom, de peur de l'apprendre • " ^ ,

Ce dernier trait, si vif et si hautain, après ces phrases plus lourdes, assénées comme des coups de massue, ne tait-il pas souvenir de la Lettre apologétique, et doit-on, cette lois encore, donner tort à Nicéron, qui attribue le morceau tout entier à Corneille? M. Marty-Laveaux le croit ma\s /^ çf^^^^ loin de croire aussi que Corneille a conduit a main dun de ses amis les plus intimes. Nous irions volontiers plus loin , mais, en l'absence de témoignages précis, nous remarquerons seulemenl que ces méprisantes épigrammes semblent tomber de bien haut. Le pauvre Claveret en fut comme anéanti, et rentra dans le silence, mais garda au cœur le souvenir de cet outra-e Vingt-sept ans après, il s en souvenait encore .

A îa îongue"^, ces débats personnels devaient lasser le pubhc. Un pamphlet qui parut alors portait ce titre plus ou moins correct mais significatif : La victoire du sieur Corneille, Scudery etctavèret, ave! une remontrance par laquelle on les prie arma- blementdè n'exposer ainsi leur renommée à ly^^fP^^J^^^^ (1637). La remontrance était sage, et plus d un eût pu en faire son profit. Corneille lui-même, bien que soutenu par la faveur pub^iue, devait être singulièrement, las de chicanes si Sables. Il était presque désarmé déjà, lorsque éclata sur lui, à l'improviste, le fort de la tempête.

m» PÉRIODE. — CORNEILLE ET SCUDÉET DEVANT l'académie FRANÇAISE.

a Ou'il vienne, qu'il voie et qu'il vainque, ce trois foi» grand auteur du Cid... S'il ne se défend que par des parole»

1. Ce curieux pamphlet a été publié dans l'édition des Grands Écrivain..

  • " I"p„ ir.fiA Claveret érrivait fÉeuyer ou Us Faux Nobles mis au billon,k

propos i-un'éSitquTsupprimait les l'ettres de »abU»,e .ceordôe. depu.. <^ quaate an*.

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