Page:Corneille Théâtre Hémon tome1.djvu/307

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INTRODt7CT10N 133

Mieux établi le teste de Corneille est étudié de plus près et plus à fond. La savante édition de M. Marty-Laveaux » sert de base solide a la nôtre, comme elle en doit servir à toutes les éditions particulières du Cid. Au premier ran- de celJes- ci, nous signalerons l'édition vraiment modèle de M. Larron- met », maure de conférences à la Sorbonne. Nous ne pouvions ^nger à faire mieux; mais nous avons essayé de faire autre-

I. ^r-^r^?} .°,"^^'" ®,"'° "î"'^ *'^e"re où paraîtra ce livre le Cirfde M. MassenetS représenté à l'Opéra (décembre 1885 aura donne un regain de popularité au Cid du vieux Cor- neille / ?se verrons-nous jamais sur la même scène le Cid d'un autre musicien de talent, Bizet, œuvre posthume conda^nnée à rester inconnue? Le Cid de Corneille est, d'ailleurs pour ainsi dire, un opéra tout fait; il n'y manque guère que la musique : duos, monologues, récitatifs lyriques y sont tout naturellement découpes, et l'on ne s'étonne pas que beaucoup fhéâîre'!'^' ' ' '"'^"^ ^ l'étranger, l'aient porté Z Cette histoire du Cid ne serait pas complète, si l'on ou- bliait deux œuvres que l'œuvre cornélienne a inspirées indi- rectement, il est vrai, le Cid d'Andalousie, de Pierre Lebrun (1823), et la Fille du Cid^ de Casimir Delavigne (1839).

L'auteur de Marie Stuart (1820) n'a pas choisi pour héros le vrai Cid, le Cid de Valence, mais bien le Cid d'Andalousie don Sancho Ortiz, qui vivait sous don Sanche IV de Castille' (1284). Sa pièce, imitée de deux pièces espagnoles, dont une est de Lope de Vega, parut extraordinairement hardie aux censeurs de la Restauration : au point de vue littéraire la scène du banc s préludait au duo d'amour du cinquième acte d'Hernani ; l'autorité de Talma et de M"« Mars ne sufû-

1. Les grands écrivains de la France, Corneille. 12 vol

2. Garnier, 1880.

3. L'œuvre de M. Massenet a été composée sur un livret de M. Gallet «t charpentée, d.t-on, par M. Denne.y. On s'en aperçoit à certaines nouveauté. »insi, Chimene eploree vient chercher au milieu de la cour le meurtrier de soa ^re, interroge les assistanU et s'évanouit en dé'-ouvrant que Rodrigue estlecoii- P^^'e- pendant qu au loin les moines chantent le Dies Irx

rtri h!;»!» w il^l^^^P^n^ sujvants : Rodrigo, de Haendel, 1708: /ï gran «nudn ^'/If = ^' ^r'" '■"' *^^5: de Sacchini, 1764 (traduit p.r de 5u.Uard, sous le titre de CAimène ou le Cid. tragédie en trois actes, et ?epré- «nte devant Leurs Majestés à Fontainebleau, 1783); de Paisiello, 1776 Florencei - Chin^nê et Rodrigue, ou le Cid, opéra en trois actes, par M. de Rochefort «!,!;« ?iî.®j.l°u^"P"°°' '°°° représenté). - Rodrigo, d'Orlandi, 1814; d«  te/^*' *824; d A.bhnger, vers 1824 (Milan). - // Cid, de Luigi Savi, 1834

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f. Acte II, Kéno 3.

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