Page:Corneille Théâtre Hémon tome1.djvu/388

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214 LE CID

��le me jette à vos pieds.

��Je demande justice.

��D. DIEGCE.

Ah! Sire, écoutez-noui.

CHIMÈNE D. DIÈGUE.

J'embrasse vos genoux.

CHIMÈNE.

��D. DIEGUE.

Entendez ma défense.

CHIMÈNE.

D'un jeune audacieux punissez l'insolence : 650

Il a de votre sceptre abattu le soutien, II a tué mon père.

D. DIÈGUE,

Il a vengé le sien.

CHIMÈNE.

A.U sang de ses sujets un roi doit la justice.

D. DIÈGUE.

Pour la juste vengeance il n'est point de supplice.

D. FERNAND.

Levez-vous l'un et l'autre, et parlez à loisir. 655

Chimène, je prends part à votre déplaisir ;

neillc, et préférée par lui à la construction plus lourde après que ; on en verr»

de frappants exemples aux vers 1208 et 1523.

647. « Le premier mot de Chimène est de demander justice contre un homme qu'elle adore : c'est peut-être la plus belle des situations. Chimène fera-t-elle couler le sang du Cid? Qui l'emportera d'elle ou de Don Diègue? Tous lee esprltf sont en suspens, tous les cœurs sont émus. » (Voltaire.)

650. Yar. Vengez-moi d'ane mort... — Qui punit l'insolence.

— Rodrigae, Sire... — A fait nn coup d'homme de bien. (1831-B6.)

Presque tout le début de cette belle scène est imité de l'espagnol. Mais, comme «n le voit par cette variante, Corneille savait se corriger. Le dialogue, même dans ion texte primitif, y est un modèle de dialogue cornélien, vif et pressé, plein de traits énergiques, de ripostes sublimes. Kiea n'y languit et n'y sonne creux, tout est pour l'action.

9S4. Yar. Une juste vengeance est sans peardo supplice. (16i8-S6.f

Vo'*. Dm vengeance joite est sans pear du sapplice. (i637-U.)

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