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mémoires olympiques

les engins du culte agrandi, l’opinion n’en était pas moins avec Balck.

Je reprends la Revue Olympique de 1912 entrée dans la septième année de son existence hebdomadaire et vouée plus que jamais à son rôle éducatif. Le numéro de juin est tout entier consacré à la Suède, à son histoire à vol d’oiseau, à son équilibre présent ; des extraits propres à la faire connaître du charmant livre qu’André Bellessort venait de publier s’y trouvent reproduits. L’organisation sportive suédoise y est résumée. La Suède se met en frais pour recevoir la Jeunesse des deux mondes. Celle-ci ne doit-elle pas, à son tour, s’instruire de ce qui concerne la Suède… Ce point de vue est développé en tête du numéro suivant en anglais, sous le titre « Pax olimpica » : un ravissant sermon ailé, juvénile, sorti de la plume de Laffan, classique en même temps et évoquant la grande pensée de tolérance et de respect mutuel léguée par l’olympisme antique : un sermon qui portera ses fruits, car jamais encore n’aura régné si bonne harmonie entre tant de sportifs. Puis vient le rapport sur les concours artistiques et littéraires. Pas bien brillants les résultats et encore affaiblis par la prétention des artistes suédois de faire bande à part et d’organiser un second petit concours entre eux, prétention à laquelle on a eu la faiblesse de céder et que son incorrection eût dû faire écarter d’emblée. Mais enfin les premiers concours ont eu lieu, des prix vont être décernés, les œuvres primées vont être exposées. C’est le premier pas, l’essentiel.

Le numéro d’août contient le procès-verbal de la session du C. I. O. ouverte le 4 juillet, au Palais du Riksdag, dans la salle du Sénat, en présence