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l’administration

recevoir les spectateurs, le public. Non ; l’hôtel en question serait érigé en vue de ceux auxquels leur mission de délégués ou de participants à un titre quelconque à l’organisation des fêtes ou des concours imposerait l’obligation d’une résidence temporaire mais généralement de quelque durée. Ce seraient des hommes en pleine activité vitale ; il leur faudrait du confort mais ils seraient prêts à se contenter d’une certaine simplicité et d’une certaine uniformité quant au logement et à la nourriture ; l’architecture et l’aménagement de l’établissement se ressentiraient naturellement de ces conditions spéciales. À l’entour, il conviendrait de prévoir les espaces nécessaires à l’installation d’un camp cl aussi des sortes de casernements pour loger les athlètes pendant les Jeux. Ces dernières constructions n’étant utilisables que dans la belle saison et pour de très brefs séjours, il y aurait naturellement à leur appliquer des procédés particuliers quant aux matériaux et aux plans. Nous examinerons, dans les prochains chapitres, quel serait le nombre approximatif des athlètes à pourvoir pour chaque Olympiade ainsi que celui des « officiels », membres des jurys et autres. Quant aux membres du Comité d’organisation, leur chiffre ne devrait pas excéder la cinquantaine.

Annexées à l’hôtel seraient des dépendances comprenant notamment des écuries pour une soixantaine de chevaux et des logements pour un personnel de passage pouvant s’élever à cinquante hommes. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter ni d’ateliers de réparations, ni d’usines électriques ou autres. Il n’y a pas de motif de penser que l’Olympie moderne s’élèverait dans un désert, loin de toute ville pouvant lui fournir la force, l’eau et la lumière. De plus en plus force, eau et lumière vont circuler à travers les campagnes, desservant même les centres de minime importance.

Dans le tableau que voici, nous n’avons pas la prétention d’avoir tout prévu : sans complet redisons-le, que la formule administrative que nous proposons peut être remplacée par une autre. Nous estimons toutefois avoir songé à tous les rouages essentiels d’une cité olympique moderne et par là avoir aidé efficacement dans leur travail les participants au concours international d’architecture.