Page:Courier Longus 1825.djvu/38

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voit à chanter à l’encontre d’elle, d’un chant plus fort, comme étant mâle, et aussi doux, comme étant jeune ; tellement qu’il attire à travers le bocage et emmène avec soi huit des plus belles vaches qu’elle eût en son troupeau. La pauvrette adonc déplaisante autant de son troupeau diminué comme d’avoir été vaincue au chanter, demandoit aux Dieux d’être oiseau avant que retourner ainsi à la maison. Les Dieux accomplirent son desir, et en firent un oiseau de montagne, qui aime toujours à chanter comme quand elle étoit fille, et encore aujourd’hui se plaint de sa déconvenue, et va disant qu’elle cherche ses vaches égarées. »

Tels étoient les plaisirs que l’été leur donnoit. Mais la saison d’automne venue, au temps que la grappe est pleine, certains corsaires de Tyr s’étant mis sur une fûte du pays de Carie, afin qu’on ne pensât que ce fussent barbares, vinrent aborder en