Page:Crépet - Charles Baudelaire 1906.djvu/135

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Hauteville-House, 3o août 1857. « J’ai reçu, monsieur, votre lettre et votre beau livre. L’art est comme l’azur, c’est le champ infini : vous venez de le prouver. Vos Fleurs du mal rayonnent et éblouissent comme des étoiles. Continuez. Je crie bravo ! de toutes mes forces, à votre vigoureux esprit. Permettez-moi de finir ces quelques lignes par une félicitation. Une des rares décorations que le régime actuel peut accorder, vous venez de la recevoir. Ce qu’il appelle sa justice vous a condamné au nom de ce qu’il appelle sa morale ; c’est là une couronne de plus. Je vous serre la main, poète.

« Victor Hugo ».

Ajoutons, pour compléter la collection des lettres de Barbey d’Aurevilly à Baudelaire (V. Appendice, X), que la lettre de M. de Custine porte au dos, à l’encre rouge et de la main de l’auteur de La Vieille maîtresse : « Bonjour mon ami.

a Voilà la lettre de M. de Custine dont je vous avais parlé.

Je pars demain.

À vous,

J. B. d’AuREVILLY. »