Page:Crépet - Charles Baudelaire 1906.djvu/151

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posé, il faut que vous sachiez que, lorsque la fantaisie vous prendra de me voir, vous pourrez venir me dire bonjour. —

Votre amie ».

Il faut ajouter, pour clore ce roman, que Baudelaire continua d’aller rue Frocliot le dimanche jusqu’à son départ pour la Belgique. À travers ses lettres, nous le voyons souvent désireux de gâter son ancienne amie, quêtant pour elle un encrier, un éventail, quelque babiole rare aux éventaires des marchands de curiosités. Un jour il lui écrit : « Je vous embrasse comme un très ancien camarade que j’aimerai toujours. (Le mot camarade est un mensonge, il est trop vulgaire et il n’est pas assez tendre) » (2 mai 1808). Il dit vrai. Un sentiment complexe, où entraient sans doute de la gratitude, de la compassion, et la conscience de ses torts, lui faisait M mo Sabatier particulièrement chère. Pour elle, elle lui garda toujours un coin dans son cœur : quand on le ramènera de Bruxelles, mourant et paralysé, M me Sabatier sera, à la maison de la rue du Dôme, parmi ses visiteuses les plus empressées et les plus assidues.