Page:Crépet - Charles Baudelaire 1906.djvu/180

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Mais où aller ? I u renseignement inexact, qui lui fut donné à la légère ( i ) , lui suggéra le faux espoir de gagner de grosses sommes en faisant, à Bruxelles, des lectures publiques et des conférences, dans les Cercles ! 2). Il accueillit cette idée avec d’autant plus d’empressement qu’il espérait vendre une édition de ses œuvres complètes à la maison Lacroix et Yerboeckhoven. Il quitta Paris au printemps de i864 et, dans la dernière quinzaine d’avril, sa résidence fut fixée à Bruxelles 3<.

d’un père âgé de 72 ! Union disproportionnée, pathologique, sénile. Pense donc, 45 ans de différence ! Tu me dis que tu fais de la physiologie avec Claude Bernard. Demande donc à ton maître ce qu’il pense du fruit hasardeux d’un tel accouplement ! » (Le Petit Bleu de Bruxelles, Entretiens avec Baudelaire, 3i août 1901.) Le typographe a commis ici une légère erreur : ce n’est pas soixante douze, mais soixante-deux ans qu’avait JeanFrançois Baudelaire quand son fds naquit.

(1) Par Stevens, si on en croit une lettre de M me Meurice (non datée), qu’on trouvera à Y Appendice X.

(2) Asselineau écrit dans sa Vie :

« Il avait rêvé les magnifiques profits réalisés en Angleterre et en Amérique par Dickens, par Thacheray, par Longfellow et par Edgar Poe même, revenus riches après une tournée employée à exploiter de ville en ville un même livre ou une même leçon. »

(3) Le 16 avril, d’après la bibliographie La Fizelière et Decaux .

La correspondance de mars 1864 nous montre Baudelaire priant Poulet-Malassis, qui part pour Bruxelles de se charger d’une note pour M. Yervoort, président de la Chambre des Députés et président du Cercle artistique, et contenant les titres des lectures qu’il veut faire.