Page:Crépet - Charles Baudelaire 1906.djvu/341

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a Mon cher Baudelaire (i),

)> Vous êtes si charmant et si bon, avec vos curiosités de me lire, que je suis tout honteux, et tout premier pris, de ne pouvoir mettre mes pauvres livres à votre disposition.

» Je n’ai que le Briimmcll, assez sale, que je vous envoie ; — mais, je vais demander à mon éditeur de Caen un exemplaire pour vous, qui rachètera le sansgêne de celui-ci, et que je vous prierai d’accepter.

n L’unique exemplaire que j’aie de ma Vieille maîtresse est prêté, et mon exemplaire (unique aussi) de mon Ensorcelée est chez le relieur. Dès que ces deuxlà seront rentrés, ils iront chez vous.

» Germaine est un roman achevé. Mais, il n’a jamais été publié, pour cause d’immoralité et d’horreur. Cette vapeur-là ne montera pas du fond de l’abîme. J’en ai refermé le couvercle.

a Mes Prophètes du passé sont bien philosophiques et religieux pour une lectrice. Je ne vous les envoie pas pour cette raison.

» L’Amour Impossible, qui doit être réédité prochainement, est dans les mains de Dutacq, pour cause de réédition. Je le lui redemanderai.

» Maintenant vons avez la liste de mes livres :

(i) En réponse à une lettre de Baudelaire, du 20 décembre i854. Baudelaire voulait faire lire les livres, dont il est ici question, à M" le Sabaticr.