Page:Crépet - Charles Baudelaire 1906.djvu/459

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dans les Contemplations. Puisque vous le demandez, c’est le seul des cinq volumes que j’aie reçu, et encore c’était de votre main. M. Lévy ne m’en a envoyé aucun, mais je l’ai lu tout entier.

» Quel malheur que vous n’ayez pas inséré en anglais les 108 vers anglais de Nevermore ! Mais quel traducteur vous faites, et comme l’accent y est avec toute son âpreté, toute son intensité et toutes ses inflexions !

» Mille remerciements, j’ai lu déjà la moitié de ce nouveau volume [1], et je vais faire votre commission à Flaubert.

» Croyez-moi, je vous prie, votre très obligé et dévoué.

» H. Taine. »
30 mars 1865.


LETTRE DE TISSERANT [2]


1853.
« Mon cher monsieur Baudelaire,

» Vous êtes un de ces hommes qu’on n’oublie pas

  1. Histoires grotesques et sérieuses de Poe. — Antérieurement déjà, Baudelaire avait demandé à Taine une préface pour Euréka (v. Lettres, 6 octobre 1863). Ici, il s’agit évidemment d’un article sur Poe.
  2. Publiée dans Charles Baudelaire, Souvenirs-Correspondances. — Il s’agit ici de l’Ivrogne, drame que l’acteur Tisserant avait conseillé à Baudelaire de tirer du Vin de l’Assassin (V. les Baudelairiana d’Asselineau, et la lettre de Baudelaire du 28 janvier 1854.