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142 CHAPITRE IV. — LA TRAGÉDIE ET SES LOIS

beaux encore, qui le menacent on l'encouragent de loin, vigoureux sans doute et puissants, mais couchés ou n*ap- paraissant qu'à mi-corps.

��VI

��Les personnages, comme les chœurs, dans la tragédie gnM^que, usent tantôt de la parole simple, tantôt du chant. De là un double mode d'expression, que nous devons étu- dier rapidement, en commençant par le chant.

C'est au dithyrambe, (Voii elle sortait, que la tragédie dut emprunter tout d'abord ses principales formes lyri- ques. Malheureusement, nous ne connaissons assez ni le modèle, ni l'imitation primitive, pour pouvoir déterminer avec précision ces emprunts. Nul doute d'ailleurs que dès les premiers temps, la tragédie naissante n'ait senti le besoin de sortir du domaine propre du dithyrambe pour s'agrandir. En tout cas, cette tendance est manifeste au début du v® siècle. En réalité, c'est à peu près tout le lyrisme ancien qu'elle appelle alors à son aide et dont elle utilise les ressources. L'hymne héroïque, le thrène, le prosodioii,rhyporcIième lui fournissent tour à tour des modèles ou lui suggèrent d'heureuses innovations. A tous, elle demande des rythmes, des groupements devers, probablement aussi des phrases musicales; mais en s'ap- propriant tout cela, elle l'adapte à sa propre nature et aux emplois nouveaux qu'elle a en vue.

Des rythmes eux-mêmes, nous ne dirons ici que fort peu de chose. L'étude précise ne peut en être faite que dans des ouvrages spéciaux. Signalons seulement ce que la tragédie a délaissé et ce qu'elle*a mis en honneur, dans la mesure où ce choix même peut servir à la mieux com- prendre.

Parmi les rythmes dont la fortune avait été particuliè-

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