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28i CHAPITRE VII. — EURIPIDE

La seconde classe comprend des mss. d'ordre inférieur, qui ont pourtant le mérite inappréciable de nous avoir conservé dix autres drames d'Euripide. Les principaux sont : 1<» le Pa- latinus (no 287 de la bibliothèque du Vatican), du xiv® siècle, contenant, outre six tragédies de la première série, les sept suivantes : les Suppliantes, Ion, Iphigénie en Tauride, Iphigénie à Aulis, les Bacchantes, le Cyclope^ les Héraclides ; — 2o le Ploren' tinus (xxxTi, 2 de la bibliothèque Luurentienne), du xiv« siè- cle également, contenant les tragédies de la première série et en outre celles du Palatinus^ plus les trois suivantes qui ne se trouvent que là : Hercule furieux, Hélène, Electre.

Sur les dix-neuf drames subsistants, il y en a donc sept qui ne figurent que dans deux mss. et trois qui proviennent uni- quement du Palatinus. — Les éditeurs modernes s*aident en outre du Xoittô; r.y.iywj, tragédie chrétienne faussement attri- buée à Grégoire de Nazianze, qui contient, sous forme de cen- tons, une foule de vers d'Euripide.

ScoLiES. Les scolies d'Euripide proviennent principalement des commentaires de Didyme Ghalcentère, grammairien grec contemporain de César, et de ceux d'un certain Denys; ils y avaient recueilli, résumé et complété les résultats des longs travaux des érudits alexandrins. Les mss. du premier groupe nous ont conservé une partie de ces commentaires, re- latifs aux neuf premières tragédies nommées. En outre les byzantins ont ajouté les leurs à ceux des anciens pour Hécube, Oreste et les Phéniciennes, Au contraire les dix dernières pièces, conservées par les mss. du second groupe, sont presque entiè- rement dénuées de scolies.

Le premier recueil de scolies fut publié en 1534, chez Junte à Venise; il ne contenait que de médiocres scolies, re- latives aux sept premières pièces. Augmenté peu à peu, no- tamment par Barnes (1694) et plus encore par Matthiae (1818), ce recueil n'a été soumis à une révision critique et complété que de nos jours par G. Dindorf (Scholia graeca in Euripidis tragoedias, 3 vol. Oxford, 18G3); dans cette excellente édition, la provenance des diverses scolies a été signalée avec soin. Une nouvelle publication des scolies d'Euripide a été com- mencée en 1887 par M. Schwarz.

ÉDITIONS. L'édition princeps des tragédies d'Euripide est celle des Aides, publiée à Venise en 1503, par les soins de Marc Musurus i. C'est de ce texte, emprunté à de médiocres

1. Quatre tragédies seulement, Thésée, Hippolyte, Alceste et Andro-

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