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BIBLIOGRAPHIE 285

manuscrits et altéré par les conjectures de Téditeur, que dé- rive la vulgate. — Tout le travail critique et exégétique du XVI® et du XVI le siècle est résumé dans l'édition donnée en i694 à Cambridge par Joshua Barnes; elle a eu longtemps une grande autorité, et ses chiffres sont encore conservés, à titre de référence traditionnelle, dans la plupart des éditions modernes. — Ce travail fut continué avec un remarquable succès au XVIII® siècle. Valckenaer, et après lui, Reiske, Brunck, Tyrwhitt, ont alors rendu les plus grands services à la constitution et à Texplication du texte du poète soit par des recherches, soit par des conjectures, soit par des obser- vations critiques et des éditions partielles. On en trouve les résultats dans l'édition complète de Musgrave (Oxford, 1778) et dans celle de Beck (Leipzig, 1778-1788).

Le XIX® siècle a beaucoup fait pour Euripide, comme pour Sophocle et pour Eschyle. Au premier rang des savants qui l'ont étudié, corrigé et interprété, il faut mettre Porson et G. Hermann. L'édition de Matthiae (1813-29; 2® édit., 1837) représente un peu confusément Pétat de la science au com- mencement de ce siècle. De nouveaux progrès furent réalisés par G. Dindorf (Oxford, 1832-40; texte revu et corrigé dans ses Poetae scenici, 5® éd., Leipzig, 1869), par Fix (Biblioth. Di- dot, Paris, 1844), par Hartung (Leipzig, 1848-78). Mais les plus décisifs sont dus à Kirchhoff (Berlin, 1855; 2® éd., 1867-8) et à Nauck (Leipzig, 1854; 2® éd., 1869-71). L'édition de Pflugk et Klotz, dont quelques parties ont été revues par M. Wecklein, est justement estimée pour ses commentaires. Parmi les édi- tions partielles, il suffira de citer celle de Sept tragédies d'Eu- ripide (Hippolyte, Médée, Hécube, Iphig. à Aulis, Iphig. en Tauride, Electre, Oresle), que M. Weil a donnée à Paris en 1878; indé- pendamment de sa valeur critique, c'est un modèle pour la précision et la clarté du commentaire. 'L'Héraclès de M. de Wilamowitz (Berlin, 1889) est moins remarquable comme édi- tion d'une tragédie isolée que par les prolégomènes, pleins d'érudition, d'idées et de conjectures, qui remplissent tout le premier volume.

maque, avaient été publiées auparavant à Florence, en 1496, proba- blement par Jean Lascaris.

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