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410 CHAPITRE IX. — LE DRAME SATYRIQUE

la parabasc Testa la comôdie, aucune partie qui ne se relrouvc dans Ja tragédie. En tant qu'organisme, il ne s'est pas développé d*une manière indépendante. C'est là une confirmation indirecte de la conjecture qui a été émise plus haut à propos de son origine.

Les anciens, dans leurs renseignements épars, ne dis- tinguent pas spécialement le chœur satyriquc du chœur tragique, ce qui nous autorise à appliquer à Tun ce qui est dit de l'autre^ On admet donc que le nombre descho- rentes dans le drame satyrique était le même que dans la tragédie et qu'il passa de douze à quinze^. Nous savons d'ailleurs que c'était un chœur carré ^ Quant aux acteurs, à en juger par le Ct/clopc, ils étaient au nombre de trois *, et rien n'autorise la supposition arbitraire de ceux qui ont voulu réduire ce nombre à deux^.

Il est à peu près évident que les changomBnts surve- nus peu à peu dans l'art tragique ont dû avoir leur con- tre-coup dans Part satyrique. On peut donc admettre que, au tempsdePralinaset d'Eschyle, les drames étaient plus simples, et que, peu à peu, chez Sophocle et surtout chez Euripide, l'action s'est faite plus variée et plus complexe.

1. PoUux (IV, 109) expose en détail les divisions du chœur tra- gique et du chœur comique ; s'il ne parle pns du chœur satyrique, c'est évidominont qu'il Tassimile au chœur tragique.

2. A. Mûller, Grlech. Bûhnenalt, p. 204, note 2. Tzetzàs (Didot< Scho- Ua gr. in Aristoph.y p. XXIV, v. 109) dit expressément qu'il y avait seize clioreulcs dans le drame satyrique, mais il en attribue le même nombre à la tragéiie, ce qui est contraire aux témoignages les plus sûrs.

3. Tzetzès, ihid., à propos des trois sortes de chœurs^ tragiqae, satyrique et comique :

TOUTO'.Ç 6s XOIVOV TOÎÇ Tpl<7\ '/(o^o(rzé.xoi.iz èv TeTpaytova) xfj orôcaei xaÔSdTavai.

4. Protagoniste^ Ulysse ; deutéragoniste» Silène; trltagoniste, Gy- clopc.

5. A. Millier, Griech, Bilhn.» p. 173; Bernhardy, Griech. LU., 2* partie, II, p. 138.

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