Page:Croiset - Histoire de la littérature grecque, t3.djvu/446

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43i CHAPITRE X. — ORIGINES DE LA GOMËDIl

gédic, tout nous porte à croire que les grands ezem] qu'elle donnait alors ne furent pas étrangers à Theure tentative des deux poètes siciliens.

Il est bien probable qu'avant eux la comédie popula sous sa forme naïve et spontanée, s'occupait plus réalité contemporaine que de mythologie. Toutefois dieux et les héros n'étaient pas complètement à l'i des moqueries qui s'adressaient surtout aux hommes. chant phallique mettait en scène Bacchns et son corti On y pouvait parler de ses aventures et de mille aul choses. Donc à côté des sujets empruntés à la yiecc munc, on en connaissait déjà d'autres, qui étaient myl logiques. Quand Ëpicharme essaya de transformer réjouissances bruyantes en représentations dignes d vrai théâtre, ces deux sortes de sujets s'offrirent à lui no dédaigna ni les uns ni les autres. D'après les tit de ses pièces, on peut rapporter au premier groupe Paysan^ les Rapines, le Second^ VEspérance ou la chesse, les Throres, Logos et Loginna^ la Mégarienne Haffind (IleptaXXo;), les Perses^ Pithon, les Marmit au second, c'est à-dire au groupe mythologique, Alcy AmycoSy les Bacchantes, Busms, la Terre et la Mer^ Dionysos^ les Noces d'Hébé, Hrraclès insejué^ le Cyclo Uéphestos ou le Banquet, Ulysse transfuge^ Pyrrha Promrthoe, les Sirènes j Sciron^ le Sphinx, les Troyt Philoctète, Chiron ^ La simple comparaison de ces de listes semble dénoter une préférence du poète pour sujets du second groupe; c'étaient cependant, sel toute apparence, ceux qui tenaient le moins de pli dans les divertissements populaires d'oà sortit la i médie. Gela doit nous confirmer dans l'opinion que

1. Nous connaissons par leur titre 29 pièces d'Ëpicharme, ed qui vioniient d'être énuméroes. On lui en attribuait 40, mais 4p saient pour non authentiques (Bibl. Didot, SchoL grœc, in Arist^ Proleg. 111).

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