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SUJETS ANCIENS ET NOUVEAUX 587

plus sur la scène les affaires publiques, elle n'agitera plus les graves questions relatives à Téducation de la jeunesse, elle ne se moquera plus des ridicules ni des vi- ces de la démocratie.

Elle retient pourtant toute une partie de son ancien répertoire. Les sujets de mythologie plaisante avaient été déjà en honneur auprès des poètes comiques du v® siècle. On tournait en farces les mythes qu'illustrait la tragédie, on travestissait en bouffons ses dieux et ses héros. Les Ulysses de Gratines, VÉolosicon d'Aristophane, et beaucoup d'autres pièces du même temps, avaient montré quel succès on obtiendrait en cultivant ce genre. Dans toute la première moitié du iv* siècle, on put croire que ces parodies seraient désormais la grande ressource de la comédie. Elles devinrent alors tellement à la mode, qu'à distance les grammairiens byzantins y ont vu le trait caractéristique du genre nouveau *. Nous montrerons tout à Theure qu'ils ont eu tort ; mais on pouvait s*y tromper. Toutes les légendes divines sem- blent en effet avoir été mises à contribution dans les soixante-dix premières années du iv® siècle. Lorsqu'on ne parodiait pas directement une tragédie ou un passage connu de telle ou telle épopée, on parodiait du moins la tragédie ou l'épopée en général, en faisant justement le contraire de ce qu'elles avaient fait. Ce qu'elles prenaient au sérieux, ce qu'elles essayaient de présenter comme pathétique ou comme touchant, on le tournait en ridi- cule. La libre fantaisie avait sans doute moins de part à ces parodies qu'à celles du siècle précédent. Le procédé comique consistait surtout, semble-t-il, à représenter les dieux et les héros comme de bons bourgeois; et, sans

1. Prolégom. Didot, I (Notice de Platonios) : *H 8à pLé(Tiri xtojitoSta

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