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POÈTES DU DITHYRAMBE ET DU NOME 643

après, représentaient sur leurs théâtres, aux fêtes de Dionysos, les poèmes lyriques de Philoxène avec ceux de Timothée K

Au-dessous de ces maîtres de Part, nous ne ferons que nommer ici Kydias, Télestès d'Argos, Polyidos le sophiste, auteur à.la fois de tragédies et de dithyrambes, enfin Castorion de Soles, qui composa un Hymiie à Dio- nysos pour célébrer Démétrius de Phalère, nommé ar- chonte. Les quelques fragments qui nous restent de ces divers poètes ne méritent pas de mention particulière.

Il faut ajouter qu'à côté des poètes dithyrambiques de profession, plusieurs des hommes éminents du v® et du iv^ siècle ont composé des dithyrambes d'occasion. Parmi ceux-ci, nous devons citer Timocratès de Rhodes, Tad- versaire acharné de Thémistocle, et le poète tragique Ion de Chios ; il a été question de l'un et de l'autre précé- demment ^ Ajoutons à leurs noms celui du célèbre Dia- goras de Mélos, expulsé d'Athènes en 415 pour s'être moqué des mystères d'Eleusis : il est curieux que le seul fragment subsistant des poésies de cet homme, qui pas- sait pour athée, soit un hommage à la puissance divine ^

Ce que nous venons de dire explique assez pourquoi la poésie lyrique touchait à sa fin. Associée à la musique, elle s'était laissée peu à peu subjuguer par elle, au point de perdre tout ce qui faisait sa valeur propre. Dès qu'elle se fut résignée à n'être plus qu'un agencement de mots brillants et sonores, elle cessa de mériter l'attention, et les hommes de quelque mérite la dédaignèrent.

4. Polybe, IV, 20, 9.

2. Sur Timocratès, t. II, p. 358 ; cf. Alirens, De dialecto dorica, p. 477. Sur Ion de Chics, voy. ci-dessus, ch. VII.

3. Philodéme, Ilepl eOcxeêela;, p. 85 Gomperz.

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