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LE THÉATKE 71

qui les rendît nécessaires. L'Odoon construit par Pérîclès pourlesconcours musicaux n'était qu'un théâtreplus petit, approprié à une destination spéciale. Au iv® siècle, les cons- tructions dofinilîves du théâtre de Dionysos s'élevèrent là où Eschyle avait dressé son modeste plancher. Elles fu- rent achevées dans la seconde moitié du même siècle sous l'administration de Lycurgue K Ce théâtre nouveau hérita naturellement des dispositions essentielles des théâtres de bois qui l'avaient précédé. Le plancher sonore du logeion ne fut même remplacé par une construction en pierres qu'à Tépoque romaine, selon M. Dôrpfeld. Seulement à l'ancien 7cpo(;5CY)Viov en planches on en substitua un en maçonnerie. Un large mur élevé constitua désormais le fond de la scène. Des colonnes, des entablements, plu- sieurs étages d'architecture superposés en formèrent la décoration fixe. Elle avait sa raison d'être lorsque le théâ- tre servait aux assemblées publiques. Pendant les repré- sentations tragiques, elle disparaissait sans doute soiis la décoration inohile que réclamait la pièce. Derrière ce mur du fond et sur les côtés de la scène, on édifia, à dif- férentes époques, des bâtiments destinés au service du théâtre. D'autre part, aux gradins taillés dans le roc, on substitua des gradins rapportés, avec certains sièges sculptés. Le théâtre devint alors un immense édifice, digne des autres monuments d'Athènes.

En dehors de cette ville, la Grèce vit s'élever, dans la même période de temps, beaucoup d'autres constructions analogues. Les premiers théâtres en pierre semblent dater partout du iv° siècle. Celui d'Epidaure, œuvre de Polyclète le jeune, est un des plus anciens. Après Alexandre, toute ville grecque de quelque importance voulut avoir le sien.

��1. Hypéride (ap. Apsines, Rhet. grseci, V^alz, IX, p. 545). [Plutar- que]. Dix orat. VII, 4. Cf. CIA II,' 240 et Pausan. I, 29, 16.

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