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LE CHŒUR 78

joufB disponible ^ Les chorèges avaient ainsi sous la main des hommes déjà préparés d'une manière g^^nérale.

L'ancien chœur dithyrambique était composé de cin- quante choreutesMl est à peu près certain qu'à l'origine le choeur tragique dut être constitué de la même façon ^ Nous avons expliqué plus haut comment la croissance même de la tragédie au vi® siècle fut probablement la cause qui amena la division du chœur en quatre groupes, de douze choreutes chacun. On nous affirme qu'avant Sophocle c'était là le nombre fixé *. Toutefois il reste dou- teux que les chœurs d'Eschyle aient été invariablement de douze choreutes. Ceux de Sophocle en comptèrent certainement quinze '. La liaison naturelle des faits nous oblige à croire que, à l'origine du moins, le chorège dut fournir quatre chœurs partiels, de douze personnes cha- cun, qui formaient ensemble le chœur tragique affectée une tétralogie ^ Mais cet usage subsista-t-il plus tard? Nous rignorons. Le rôle du chœur s'étant amoindri peu à peu, il n'est pas impossible que les mêmes choreutes, au temps de Sophocle et d'Euripide, aient pu suffire à plus d'une pièce, peut-être même aux trois tragédies du même poète, sinon encore au drame satyrique qui y était joint.

Malgré son titre qui signifie directeur du chœw\ le chorège en réalité ne dirigeait guère que de très haut. Le chœur était instruit en vue de la représentation par le poète lui-même, qui naturellement pouvait seul lui tracer les grandes lignes de son rôle. En cette qualité, il

1. Platon {République y III, 2, 7) dit que c'étaient souvent les mêmes choreutes qui figuraient dans la tragédie et la comédie.

2. Simonide, p. 203 Bergk. Cf. Schol. Eschine, c. Timarque, p. 721 Reiske.

3. Pollux, IV, 110.

4. Suidas, SotpoxXfiç.

5. Suidas, ibid. Vie de Sophocle, p. 127, 25, Westermiinn.

6. Otfr. MûUer, Eumén. p. 75.

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