Page:D - La Comtesse de Lesbos, 1889.djvu/142

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la prenant toute dans ma bouche ; je sentais la mignonne trembler dans mes bras ; la gorge agitée se soulevait, bombant le corsage qu’elle garnissait de deux jeunes mamelons, agréablement développés. « Cécile, ma mignonne, dit la comtesse, tu vas rester avec nous. Notre ami Hercule t’initiera aux doux mystères de l’amour viril. Jusqu’ici, j’ai gardé égoïstement pour moi seule, ce charmant trésor que j’avais déniché dès les premiers jours de mon arrivée à Paris ; elle me paraissait un peu jeune pour l’emploi que je lui destinais auprès de moi ; mais, depuis un mois qu’elle est irrévocablement liée à mon destin, j’ai eu le temps d’apprécier toutes ses qualités ; aujourd’hui, que je suis sûre de son cœur comme du mien, je veux la partager avec mon cher Hercule, dont je ne suis pas jalouse, puisque je ne puis pas prendre sa place auprès de la tendre pucelle ; je veux qu’elle goûte à tous les plaisirs que prend sa maîtresse ; mais vous serez discret auprès de mes visiteuses, de qui je serais atrocement jalouse, car je réserve, pour mon usage personnel, la petite langue de la mignonne, qui a déjà