Page:D - La Comtesse de Lesbos, 1889.djvu/68

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qui appartient le visage, qui se cache sous ce masque. Mais en êtes-vous réduit à une simple expression ? Ma mie, ajoute-t-elle, en se tournant vers la comtesse impassible, vous ne m’aviez pas dit, que, parmi vos soubrettes, il s’en trouvait de cornues. Je ne m’en plains pas, pourvu que vous m’étonnez un peu avec votre mâle ; sans cela, j’aime mieux votre langue, ma reine. » — La comtesse, avec son éternel sourire bienveillant, quoique un peu railleur, lui dit, qu’elle pouvait se fier à moi, qu’elle pouvait retirer son loup, devenu inutile, puisque j’avais assisté à tous leurs ébats depuis l’entrée en matière, caché derrière cette cloison, percée d’un judas ; quant à ses soubrettes, elles étaient d’une discrétion à toute épreuve, aussi dévouées que discrètes, elles subiraient la torture plutôt que de lui déplaire.

Agnès de P., la comtesse me dit son nom à l’oreille, retira son loup. Lola revint démasquée, et ce fut à visage découvert que nous continuâmes nos divertissements. La mignonne, ayant manifesté sa prédilection pour la langue de Mercédès, celle-ci lui propose une double action. « Vous