Page:Darien, Bas les coeurs, Albert Savine éditeur, 1889.djvu/12

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venant ici, m’a dit que nous ne passerions guère le Rhin avant une huitaine de jours.

― Alors, nous allons passer le Rhin ?

― Naturellement. Il est nécessaire de franchir ce fleuve pour envahir la Prusse.

― Alors, nous envahirons la Prusse ?

― Naturellement, puisque nous avons 1813 et 1815 à venger.

― Ah ! oui, 1813 et 1815 ! Après Waterloo, n’est-ce pas, monsieur ? Quand Napoléon a été battu ?…

― Napoléon n’a pas été battu. Il a été trahi, a fait M. Beaudrain en hochant la tête d’un air sombre. Mais donnez-moi donc votre devoir ; c’est un chapitre des Commentaires, je crois ?

― Oui, monsieur… J’ai vu chez M. Pion…

― … Les Commentaires… Ah ! c’était un bien grand capitaine que César ! Eh ! eh ! nous suivons ses traces. Seulement nous n’aurons pas besoin de perdre trois jours, comme lui, à jeter un pont sur le Rhin ; nous irons un peu plus vite, eh ! eh !… Qu’est-ce que vous avez vu, chez M. Pion ?

― Une gravure qui représente Napoléon