Page:Darien, Bas les coeurs, Albert Savine éditeur, 1889.djvu/134

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― Parce que vous avez déclaré que le gouvernement agissait en sauvage en décrétant la destruction par le feu des bâtiments qui gênent la défense et des approvisionnements qui pourraient tomber entre les mains de l’ennemi.

― J’ai dit ça, c’est vrai. Et j’ai même ajouté que les Prussiens, qui ont leurs derrières assurés, trouveraient où ils voudraient les ressources qui leur sont nécessaires. Ces destructions étaient donc parfaitement inutiles.

― Elles ont eu lieu, cependant, dit M. Legros triomphant. On a tout brûlé.

― Excepté, pourtant, les réserves des fourrages de l’intendance militaire, à Rambouillet et à Versailles.

― On les a oubliées.

― Heureusement qu’on n’a pas oublié de les vendre à des particuliers qui n’ont pas oublié, eux non plus, de les acheter à un prix dérisoire.


Le 15, Jules, qui fait partie d’un des régiments de Paris, vient nous faire ses adieux. Il emmène avec lui Léon et Mlle Gâteclair. A-t-il de la chance, ce Léon ! C’est moi qui voudrais bien aller à Paris.