Page:Darien, Bas les coeurs, Albert Savine éditeur, 1889.djvu/275

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doutes, un tas de machines. C’est pour bombarder Paris, vous comprenez.

― Bombarder Paris !

― Ni plus ni moins. Alors, voyez-vous, il y aura de sacrées fournitures de bois à leur faire. Ah ! le patron a eu une fière chance de tomber là-dessus..... Moi, je crois que c’est M. Zabulon Hoffner qui lui a fait avoir ça… Vous savez, le vieux vilain, qui a des lunettes ?

― Oui, je sais… Ah ! vous croyez ?

― Oui. Une fois que le patron m’avait fait demander, pour savoir si je pourrais embaucher assez d’ouvriers dans la ville, je l’ai trouvé en conversation à propos des fournitures avec le citoyen en question… Et puis, vous savez, ce particulier-là a bien une tête à s’entendre avec les Prussiens… Ça ne m’étonnerait même pas, qu’il ait demandé une bonne petite commission à votre papa.....


― Jean !

Je me retourne. C’est mon père qui m’appelle par la fenêtre de la salle à manger. Il a l’air en colère.

― Viens ici tout de suite !

― Oui, papa.