Page:Darien, Bas les coeurs, Albert Savine éditeur, 1889.djvu/335

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― Oui… tout brûlé, continue-t-elle… tout perdu…

Et, au bout d’une minute :

― Heureusement que nous étions assurés et que mon mari avait mis en sûreté la plus grande partie des marchandises. Comme ça…

― Vous serez indemnisés, fait mon père avec un geste égoïste.

― Oh ! pour cela, j’y compte bien, s’écrie-t-elle. Et plutôt deux fois qu’une. Il ne manquerait plus que cela !

Et elle se reprend à pleurer.

― Oui ! Tout perdu !… Nos affaires allaient si bien… Et dire qu’il ne me reste plus rien ; rien, pas même un mouchoir pour m’essuyer les yeux !…

Prenez le pan de votre chemise, alors.

Et la morale ?

Embêtant !