Page:Darien - Le Voleur, Stock, 1898.djvu/190

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XI

CHEVEUX, BARBES ET POSTICHES


Je trouve l’abbé Lamargelle chez lui, rue du Bac, au deuxième étage d’une grande vieille maison grise, d’aspect méprisant. J’ai été introduit par la servante dans un vaste cabinet de travail dont les fenêtres donnent sur un jardin, et l’abbé a fait son apparition un instant après.

— Alors, tout s’est bien passé ? Tant mieux… Voyons, je vais faire un peu de place ici, dit-il en débarrassant à la hâte une table encombrée de livres et de papiers, tandis que j’ouvre mon sac. Là ! Mettons tous nos trésors là-dessus… Les valeurs… les bijoux… Pas de billets de banque, naturellement ; je pensais bien que vous n’en trouveriez point… Et qu’est-ce que c’est que ça ? Des couverts ?

— Ah ! oui ; un petit cadeau que j’ai à faire, dis-je, car je pense subitement à présenter à Ida ces dépouilles opimes de la bourgeoisie.

— Vous avez bien raison ; les petits cadeaux entretiennent l’amitié. Maintenant, faisons notre compte approximativement.