Page:Daveluy - L'esclave des Agniers, 1933.djvu/43

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ta volonté, dit enfin Charlot en se levant et en soupirant. Mais tandis que l’Iroquois allait non loin de la tente, chercher la chaudière à eau. Charlot se glissa en rompant, tout doucement du côté de la tente voisine, une poignée d’herbes huileuses à la main. N’avait-il pas, à travers une fente, tout à l’heure, aperçu la jeune Algonquine, à demi évanouie sur l’herbe, les mains, auxquelles manquaient plusieurs ongles, toutes en sang et en plaies vives ? La figure de la jeune fille était aussi toute contusionnée, ainsi que ses bras et ses jambes.



— Vite, vite, petite, dit Charlot, en se penchant enfin près d’elle, et parlant en la langue algonquine qu’il connaissait si bien, mets toutes ces herbes sur tes blessures, cette nuit. Demain, tu seras à moitié guérie, je te le promets. Puis, je laisse en arrière de la tente, là, là, devant toi, une écuelle pleine de bonne sagamité et de