Page:De Banville - Odes Funambulesques.djvu/143

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tous finissent
par former un tableau d’un aspect bouffon et poétique.


                   Ils mettront la critique aux abois.
   Quoiqu’ils soient si jolis, ils ne sont pas de bois !
   Voyez ! c’est Arlequin avec sa Colombine,
   Ce joli couple en qui le poëte combine
   L’âme avec le bonheur se cherchant tour à tour,
   Et l’idéal avide, en quête de l’amour !
   Voici Léandre encor, voici Polichinelle,
   Un gaillard vicieux comme la Tour de Nesle !
   Et le plus grand de tous, calme comme un Romain,
   Le plus spirituel, le plus vraiment humain,
   Formidable, et toujours plus grand que sa fortune,
   Mon cher ami Pierrot, le cousin de la lune !
   Isabelle ! oiseau bleu qui chante en sa prison !
   Et Cassandre tremblant, sot comme la raison !

                          Le Bourgeois

   Et que racontent-ils ?

                            Le Lutin

                              Une histoire profonde,
   Toujours vieille et toujours jeune, comme le monde !
   Colombine, cet ange au souple casaquin,