Page:De Coster - Contes brabançons, 1861.djvu/63

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Kattau, qui sans doute est de connivence avec le planteur de mai, sortit de chez vous et ramassa les bouquets. Je ne doute nullement qu’ils n’embaument en ce moment votre maison.

Veuillez recevoir, monsieur, l’hommage de ma considération et les assurances multipliées de mon respectueux dévoûment.

Votre ami qui doit persister à rester inconnu.
Y. Z.xxxx

— Diable ! se dit Isaac, après avoir lu la lettre, il faut que je m’assure, c’est qu’il se pourrait bien…

Il venait d’achever au second, sa toilette, Anna était au premier, Isaac, tenant la lettre à la main, descendit quatre à quatre l’escalier.

Kattau montait précisément : Qu’y a-t-il, que se passe-t-il, où courez-vous ainsi, monsieur, dit-elle ?

— Est-il vrai, demanda-t-il en lui tirant les oreilles, est-il vrai que tu aies ramassé des fleurs ce matin dans la rue et que ta maîtresse ait reçu une aubade ?

— Oui, monsieur, tout cela est vrai, mais dites où est le mal ; madame ne peut défendre à personne de lui donner une aubade. Quant à ce qui est de ramasser des fleurs, je l’ai fait parce que j’ai trouvé qu’elles sont plus à