Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/155

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Les ennemis de l’ordre social, les révolutionnaires de toute nuance, n’ignorent aucune de ces vérités ; et voilà pourquoi le seul nom de Rome les épouvante ; voilà le motif de la guerre qu’ils lui ont déclarée de nouveau. Mais pour bien comprendre quelles seroient les suites de cette guerre détestable, si Dieu qui se rit de l’impie n’avoit déjà fixé le point où il l’arrêtera, il faut considérer les souverains pontifes sous un autre rapport, et montrer que sans eux point d’Eglise ; sans Eglise point de christianisme ; sans christianisme point de religion pour tout peuple qui fut chrétien, et par conséquent point de société : de sorte que la vie des nations européennes a sa source, son unique source, dans le pouvoir pontifical. C’est là, certes, un sujet grave, et d’un intérêt trop pressant, trop général, pour qu’on se refuse à l’examiner quelques instants. Nous conjurons les hommes sincères de nous prêter une attention sérieuse comme les questions que nous allons traiter, et calme comme la vérité que nous espérons rendre évidente.


Chapitre I. Point de pape, point d’Eglise.

La vraie religion avant Jésus-Christ se