Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/173

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protestants même s’en alarmoient, et un ministre dont le zèle en cela mérite d’être loué, signalant les progrès de l’indifférence en laquelle quantité de gens mettoient toute sorte de religion, montroit ces nouveaux ennemis de la foi chrétienne s’enfonçant dans l’athéisme, et conspirant de bannir de la terre toute mention du nom de Dieu. Mais peut-être qu’on est revenu de ces excès dans la réforme, et que, malgré la prophétie de Bayle, quelques dogmes au moins, protégés par la raison souveraine universelle, seront restés debout au milieu de tant de ruines ? écoutez un protestant : " on sait qu’actuellement (en Allemagne) plusieurs prédicateurs ne nient pas, à la vérité, l’existence de Dieu, la providence, une vie future : " ne nient pas ; seroit-ce donc là au moins la limite que le protestantisme se seroit imposée à lui-même ?

Qu’on en juge : " ne nient pas, à la vérité, et cependant enseignent publiquement qu’on ne peut proprement rien savoir de ces vérités fondamentales de la religion ; ... etc. "