Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/18

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l’appui, le principe régulateur des états constitués selon la nature ou la volonté de l’intelligence suprême. « En toute république bien ordonnée, dit Platon, le premier soin doit être d’y établir la vraie religion, non pas une religion fausse ou fabuleuse, et de veiller à ce que le souverain y soit élevé dès l’enfance. » Ces maximes, partout admises comme une règle immuable, furent aussi partout le fondement de l’organisation sociale : de là l’importance, quelquefois excessive à nos yeux, qu’on attachoit non seulement aux croyances publiques, mais aux plus petites cérémonies du culte ; de là l’union intime des lois religieuses et des lois politiques dans la constitution de chaque cité, quelle que fût la forme de son gouvernement ; de là enfin le pouvoir toujours si étendu du sacerdoce chez les nations, soit civilisées, soit barbares : et il faut en qu’il y ait en cela quelque chose de nécessaire, conforme à la nature